Des crédits hypothécaires très intéressants en 2014

2014, une année exceptionnelle pour les crédits Après un premier trimestre peu encourageant, le marché, boosté par la baisse continue des crédits hypothécaires et les changements de régime fiscal, s’est emballé en fin d’année. BNP Paribas Fortis parle d’une année record. L’Union professionnelle d...

2014, une année exceptionnelle pour les crédits Après un premier trimestre peu encourageant, le marché, boosté par la baisse continue des crédits hypothécaires et les changements de régime fiscal, s’est emballé en fin d’année. BNP Paribas Fortis parle d’une année record. L’Union professionnelle du crédit (UPC) a répertorié, l’année dernière, plus de 231.000 contrats de crédits hypothécaires en Belgique pour un montant supérieur à 25,5 milliards d’euros sur le marché secondaire (hors refinancements). Une tendance confirmée par BNP Paribas Fortis, qui enregistre une croissance de 13 % du volume des prêts accordés en 2014 par rapport à l’exercice précédent. « Les changements de déductibilité fiscale liés à la modification du bonus-logement, régionalisé depuis le 1er janvier 2015, ont, fin de l’année dernière, poussé les demandes de crédits immobiliers à la hausse, et ce principalement en Flandre. Les candidats ont voulu boucler leur projet sous le régime 2014 fiscalement plus favorable », précise Greet Van Criekingen, responsable des crédits hypothécaires chez BNP Paribas Fortis. « Au niveau de la répartition des crédits habitation octroyés en 2014, une part énorme (44 %) concerne le refinancement (contre 22 % l’année dernière) », constate Nadia El Mehdi, responsable des crédits aux particuliers chez BNP Paribas Fortis. La majorité des emprunts immobiliers ont été consacrés à l’ achat d’une maison (38 % du volume total). Le montant moyen des crédits se situe un peu en dessous de la barre des 115.000 euros. « Lorsqu’on est dans un contexte de taux bas, on constate que les durées d’emprunt sont sensiblement plus courtes. On est à 223 mois pour la production de 2014 (234 mois en 2013). C’est un élément plutôt positif car ce qui coûte cher dans un crédit hypothécaire, c’est sa durée. Il y a 5-6 ans, on était à 254 mois de durée moyenne. La mensualité moyenne atteint 639 euros. Les emprunteurs consacrent en moyenne 36 % de leurs revenus au remboursement de leur crédit (1 % de moins qu’en 2013). » Ce sont les formules à taux fixes qui ont le plus de succès (86 %). Quels sont les éléments clés considérés lors de l’octroi d’un crédit ? Premier élément : la quotité (80 %), le candidat emprunteur doit s’assurer de pouvoir fournir 20 % du prix d’achat et être capable de financer tous les frais annexes : les droits d’enregistrement, les frais de notaire et d’assurance. La capacité de remboursement du client est ensuite analysée. Au cas par cas, sont considérés les revenus du client, les charges à honorer (ce ratio est limité à 40 %), puis le revenu disponible (1.250 euros). « Pour chaque client, nous allons analyser la combinaison qui lui convient le mieux. Ce sera l’objet d’une analyse particulière. Des dérogations au niveau des paramètres sont possibles », poursuit Nadia El Mehdi. Chez BNP Paribas Fortis, un tiers des crédits hypothécaires est octroyé à des jeunes de 18 à 30 ans. Près de la moitié d’entre eux sont tentés par l’ achat d’un logement sur le marché secondaire plutôt que vers une construction neuve ou une rénovation. Le montant moyen emprunté pour un achat immobilier atteignait 158.980 euros, soit une légère hausse par rapport à 2013 (156.000 euros). En raison de leurs ressources financières plus limitées, les jeunes empruntent 84 % de la valeur du bien immobilier (contre 73 % pour la moyenne des emprunteurs). 2015 devrait être une année de transition. « Si la réforme du bonus-logement impacte les trois régions, le nouveau bonus-logement flamand, vu le poids de la région, influencera le marché », poursuit Nadia El Mehdi. La croissance économique modérée, la reprise prudente de la confiance des consommateurs, le projet de taxation des revenus locatifs… influencent la capacité d’emprunt des Belges. « Les ventes de logements devraient se tarir légèrement au cours des premiers mois de 2015 sans pour autant impacter le niveau des prix. » Source: Le soir.be 20/02/2015

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