L'immobilier en 2015, la transition avant la remontée

2014 a été une année de transition pour l’immobilier, avec des prix plutôt stables. Les douze mois qui viennent promettent de lui ressembler. L’année 2014 est morte, vive l’année 2015 ! A l’heure où les taux d’intérêt affichent une santé éclatante – en immobilier, cela veut dire qu’ils sont extrê...

2014 a été une année de transition pour l’immobilier, avec des prix plutôt stables. Les douze mois qui viennent promettent de lui ressembler. L’année 2014 est morte, vive l’année 2015 ! A l’heure où les taux d’intérêt affichent une santé éclatante – en immobilier, cela veut dire qu’ils sont extrêmement bas, ce qui profite aux achats et aux investissements –, le commun des mortels voudrait savoir ce à quoi il doit s’attendre pour les douze mois à venir. Une chose est sûre, et l’immobilier n’échappe pas à la règle : personne n’a une boule de cristal. La subite baisse des prix du mazout et du diesel que nous enregistrons aujourd’hui, personne ne l’avait vu venir. A l’inverse même, puisqu’il n’y a pas si longtemps, de grands analystes prédisaient le contraire : se chauffer coûtera toujours de plus en plus cher, disaient-ils… Pour jauger le marché immobilier, rien de tel qu’un indice. Ça tombe bien puisque celui publié trimestriellement par le groupe Trevi (basé sur le prix de mise en vente d’un échantillon de 7.500 biens résidentiels) vient de sortir. Que constate-t-on ? Qu’il est à la hausse par rapport à celui d’octobre, lequel était lui-même à la hausse par rapport à celui de juillet. Cela veut dire que les prix ont monté et que la brique continue de bien se porter dans notre belle et chère contrée, même si l’objectivité nous oblige à mentionner que le nouvel indice est légèrement inférieur à celui d’il y a tout juste un an. « L’évolution du marché immobilier résidentiel belge témoigne de sa force tranquille, permettant aux investisseurs de continuer à envisager une hausse à long terme. Il a toujours été une arme redoutable contre la spéculation. Le nouvel indice en est encore une preuve indiscutable », explique le patron de Trevi, Eric Verlinden, qui ajoute néanmoins que « nous sommes loin d’une quelconque euphorie ». Parmi les observations relevées par cet éminent professionnel, nous avons retenu celle-ci : la détermination du prix de vente devient toujours plus incontournable. Aujourd’hui, si le bien que vous vendez affiche le prix juste, il s’inscrira dans un délai de vente moyen de trois semaines. Si vous visez trop haut, préparez-vous à garder votre bien sous le bras pendant de longs mois. Et en 2015 ? « Nous voyons une année de transition, active en volume et sans doute entraînant peu de grands changements au niveau des prix compte tenu de l’offre suffisante sur le marché », tempère Eric Verlinden. Par ailleurs, les économistes prévoient une croissance économique à peine plus marquée que celle constatée en 2014. « Et les banquiers tablent quant à eux sur des taux très légèrement en hausse, conclut notre spécialiste. Il faut diriger nos regards vers 2016 et 2017 car si les ressources foncières continuent de s’amenuiser, nous assisterons alors à une remontée des prix intéressante. ». Source: Le Ssoir 08/01/2015

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