Le nombre de transactions immobilières a explosé en 2014

L’immobilier est en bonne santé en Belgique Pour preuve les chiffres du dernier trimestre 2014. Pas seulement. Par contre, les divorces… Le dernier «baromètre des notaires» vient de sortir. «Le dernier trimestre 2014 a enregistré un nombre remarquablement élevé de transactions immobilières: 10,2%...

L’immobilier est en bonne santé en Belgique Pour preuve les chiffres du dernier trimestre 2014. Pas seulement. Par contre, les divorces… Le dernier «baromètre des notaires» vient de sortir. «Le dernier trimestre 2014 a enregistré un nombre remarquablement élevé de transactions immobilières: 10,2% de plus qu’au 3e trimestre 2014 et 9% de plus qu’au 4e trimestre 2013», se réjouit la Fédération royale du Notariat belge. Le bonus logement, devenu régional depuis ce mois de janvier 2015, serait en partie responsable de cette «explosion»: il sera modifié en Wallonie comme en Flandre. Les Belges se sont donc dépêchés de passer à l’acte (notarié) en 2014. Le point avec le porte-parole de la Fédération Royale du Notariat belge, Bart Van Opstal. Bart Van Opstal, vous évoquez le bonus logement comme l’une des raisons de ce boom des transactions immobilières au 4e trimestre 2014. Surtout en Flandre, non? Une bonne partie de l’augmentation des transactions est due au bonus logement, surtout au 4e trimestre. Et surtout en Flandre, oui. Mais pas uniquement: en Wallonie, la hausse est de près de 4% en 2014 (par rapport à 2013). En Flandre, elle est de 7%. Et le bonus logement est un des éléments qui a influencé les chiffres. On en conclut que 2014 est une bonne année? Oui, l’immobilier se porte mieux puisque, en moyenne, on a une augmentation de 5% des transactions sur toute l’année par rapport à 2013. Tout ne se résume pas au dernier trimestre. Et les prix? L’augmentation de la demande a-t-elle pesé sur l’offre? En moyenne, le prix moyen d’un appartement a augmenté de 1%, pendant que le prix moyen des maisons baissait de 1%. On peut parler d’une stabilisation. C’est important. On pouvait en effet s’attendre à une augmentation des prix, vu l’augmentation du nombre de transactions. Ça n’a pas été le cas, heureusement. Comment explique-t-on que les prix n’aient quasiment pas bougé, dans ces conditions de forte demande? Parce que l’offre est suffisante. Il y a assez de biens en vente sur le marché pour que chacun puisse acheter une maison ou un appartement . Et puis il y a les taux d’intérêt des prêts hypothécaires qui évoluent favorablement. Au travers de l’immobilier, peut-on voir un signal positif pour l’économie belge au sens large? Oui, tout à fait. C’est une bonne chose, surtout si on compare avec l’étranger. En France, la situation est très différente. C’est une tendance ou juste un sursaut? En Belgique, les transactions immobilières affichent une légère hausse depuis 4 ans. C’est bien une tendance. On s’inscrit dans la durée. L’immobilier est en bonne santé. Et en plus, on divorce moins… (-49% par rapport au 4e trimestre 2013) Oui, c’est aussi dû à une mesure fiscale. Si des dossiers de divorce ont été retardés, c’est à cause des droits d’enregistrement. Surtout en Flandre, où ils avaient augmenté en 2014. En 2015, l’impôt à payer sur le bien immobilier en cas d’attribution du bien à l’ex-époux baisse de 1%. En pratique, si l’acte de divorce est signé après le 1er janvier 2015, les gens font une économie de 2 000 à 3 000€. Et donc, les actes de divorce augmentent en ce moment? Oui, depuis le 1er janvier, les demandes augmentent. Le retour de balancier… Exactement! Source: L'avenir.net 15/01/2015

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